Retour sur le conseil municipal du 22 septembre 2016

Ce conseil comptait 29 délibérations. Le maire a tout d’abord fait part de sa décision de demander au préfet des agréments à titre individuel afin de doter les policiers municipaux d’armes à feu. Il a fait valoir que de nombreux policiers municipaux sont d’anciens gendarmes formés au maniement des armes à feu et que toutes les autres polices des communes de GPSO en sont d’ores et déjà équipées.

Chloé Jaillard regrette que cette décision n’ait pas été soumise au conseil. En outre, elle rappelle que la police municipale ne joue pas le même rôle que la police nationale puisqu’elle doit axer ses missions sur la prévention. Elle rappelle que la Ville Citoyenne est favorable au rétablissement de la police de proximité, seule à même de garantir des relations sereines entre les forces de l’ordre et nos concitoyens.

 

Pierre Gaborit émet un avis différent : hostile par principe à l’armement des polices municipales, il estime que des périodes exceptionnelles telles que celle que nous vivons actuellement imposent une démarche pragmatique qui justifie cet armement, sous la condition expresse d’une formation adéquate validée par l’Etat.

Débat sur le Plan d’Aménagement et de Développement durable.

L’enjeu principal de ce conseil fut le débat portant sur le projet d’aménagement et de développement durable (PADD), qui est une composante majeure du Plan Local d’Urbanisme de la ville en cours de révision. Une étrangeté juridique a voulu que, tandis que le vote du PLU relève désormais de la compétence de GPSO, la discussion portant sur le PADD se déroule au sein du conseil municipal. Le maire a donc simplement demandé au conseil de prendre acte de ce débat sans que s’ensuive aucun vote. Le même débat a d’ailleurs eu lieu une semaine plus tard au conseil de GPSO.

Vincent Guibert a remarqué que, s’il est fait mention des espaces partagés proposés la Ville Citoyenne, en revanche la création de zones piétonnes dédiées n’y figure pas. Judith Shan s’est également étonnée de l’absence de toute référence à la biodiversité.

 

Pierre Gaborit soulilgne que le document présenté au conseil relève malheureusement plus du programme politique que des orientations de développement durable. Il rappelle que le PADD doit être un document simple et concis.

S’il est trop précis, il risque d’entrer en conflit avec les autres parties du PLU ou bien de trop contraindre là où il faudrait une ample marge de manœuvre. Ainsi, l’objectif inscrit dans ce PADD de stabiliser la population boulonnaise à son niveau actuel empêcherait la construction, souhaitée par la Ville Citoyenne, d’immeubles de logement sur l’île Seguin.

Pierre Gaborit ajoute que la majorité a amplement puisé dans le programme de la Ville Citoyenne. Mais il ajoute aussitôt que la copie  est un hommage et que l’essentiel est bien que les idées de la Ville citoyenne progressent.

D’une manière générale, il est regrettable que le conseil n’ait découvert que maintenant ce PADD et n’ait pu participer à son élaboration. Au lieu de cela, on délègue cette tâche à un cabinet d’études puis on présente le document aux élus seulement lorsque plus aucune modification n’est envisagée. A quoi peut bien alors servir la discussion ?

Nos élus ont clôturé ce conseil par deux questions au Maire :

 

  • Chloé Jaillard a interpellé le Maire sur sa décision de fermer définitivement les bains douches alors même que les députés viennent d’adopter cet été une loi obligeant les villes de plus 15 000 habitants à en être équipées. Invoquer les coûts de la mise aux normes n’est pas une réponse acceptable et une solution devrait être trouvée au plus vite.
  • Judith Shan a alerté le Maire sur la présence de véhicules qui circulent sur la dalle du pont de Sèvres alors que ça n’est nullement leur place et le Maire en est convenu.