Retour sur le Conseil Municipal du 28 Septembre

I. Règlement de compte au sein de la majorité municipale

Le maire a soumis au vote du conseil le maintien dans ses fonctions de son adjointe Ségolène Missoffe à laquelle il avait d’ores et déjà retiré sa délégation.

Pierre Gaborit a d’abord fait un point sur la question de droit que présente ce cas de figure. L’attribution ou le retrait d’une délégation de compétence accordée à un adjoint relève de la compétence du maire mais il ne peut en revanche démettre un adjoint de ses fonctions puisque celui-ci a été élu par le conseil municipal, qui est donc le seul capable de le révoquer ses fonctions. Il a rappelé que, s’il avait été autrefois possible pour un adjoint de siéger au conseil sans délégation, comme l’a fait longtemps M. Baguet, le conseil doit dorénavant se prononcer sur son maintien en fonction.

Pierre Gaborit a affirmé sa conviction que les conseillers municipaux doivent prendre en compte avant tout l’intérêt général pour déterminer leur vote et éviter de faire d’une telle décision une affaire de personne.

Il s’est fait écho de la rumeur selon laquelle Pierre-Christophe Baguet a agi ainsi en raison d’un prétendu soutien de Mme Missoffe au candidat investi par l’UDI aux élections législatives au lieu de la candidate dissidente, Marie-Laure Godin, pourtant soutenue par la majorité municipale. Pour Pierre-Gaborit, cette situation est invraisemblable et ce genre de querelle politicienne n’a aucune place dans une assemblée municipale.

Il a donc demandé au Maire de clarifier le motif de sa décision afin que les élus puissent voter en connaissance de cause. Pierre-Christophe Baguet n’ayant tenu aucun compte de cette demande, le groupe LVC a donc voté contre cette délibération.

II. Le sort du château de Benais décidé à la hâte

La fermeture de l’activité du château de Benais a donc finalement été soumise au vote du conseil. L’équipe municipale a jugé bon de reléguer cette décision importante dans une délibération générale portant sur diverses mesures de personnel. En ne lui consacrant même pas sa délibération propre, la majorité cherche à minimiser cette affaire importante qui est pourtant cruciale pour notre politique de la jeunesse.

Judith Shan a rappelé la position du groupe LVC qui s’oppose fermement à cette décision. La fermeture de l’activité de Benais n’était ni la recommandation du CESEL ni celle de la chambre régionale des comptes. L’équipe municipale n’a jamais pris la peine d’explorer les pistes alternatives que proposaient les experts et s’est jeté tête baissée dans la vente du château en invoquant le pragmatisme financier.

Pourtant le motif financier qu’invoque l’équipe municipale ne tient pas : le coût de la journée de séjour proposé par les prestataires de service est trois fois plus élevé qu’à Benais, soit 81 euros contre 25€ à Benais.

Pierre Gaborit a levé le voile sur le caractère idéologique de cette décision en s’adressant directement à Pierre-Christophe Baguet : « Il y a 25 ans, au moment de vendre le centre de Chamrousse (Isère), déjà tu t’exclamais : «  Il faut tout vendre ! « . Pour Pierre Gaborit, cette décision relève d’une incompréhension du maire de ce qu’est vraiment le service public, qui n’a pas vocation à se substituer au secteur privé mais à mettre à la portée de toutes les bourses les prestations indispensables à la vie des citoyens. De ce fait, les Boulonnais n’auront désormais comme seul choix que de souscrire aux offres onéreuses des prestataires extérieurs, ce que beaucoup de ménages ne peuvent se permettre.

Pierre Gaborit s’est souvenu avec émotion des séjours formidables à Benais qu’ont fait autrefois ses enfants et a fait part de leur désarroi, partagé par de nombreux boulonnais, à l’annonce de cette fermeture. Il a de plus déploré l’attitude cavalière de l’équipe municipale à l’égard du personnel de Benais qui a appris la décision par un intervenant extérieur et non par le Maire qui a refusé de les recevoir.

Une fois encore, la majorité se cantonne à des considérations strictement financières, qui certes importent, mais ne sauraient suffire pour élaborer une vraie politique de l’enfance et de la jeunesse.

Les services proposés à Boulogne-Billancourt en matière de politique de l’enfance ne sont en effet pas toujours à la hauteur des besoins. Par exemple, dans le Centre de Loisirs (CLSH) de la maternelle Bellefeuille, il y a seulement un encadrant pour 34 enfants alors que la loi prévoit un minimum de un pour 14 enfants et les engagements du maire, de un pour 10 enfants.

 

III.  Question Orale de François Thellier

La séance s’est conclue par une question orale du nouveau conseiller municipal de la Ville citoyenne, François Thellier, qui est reproduite ci-dessous :

Dans le PADD voté en Septembre 2016, le chapitre 2.3.2 en page 15 s’intitule « favoriser un aménagement écologiquement exemplaire, maillon de l’excellence boulonnaise ».

Il y est précisé le point suivant:

« valoriser les bénéfices des toitures végétalisées, de l’agriculture urbaine et de la production d’énergies renouvelables »

Ces intentions sont très louables.

En effet, la végétalisation des toitures apporte un confort thermique, amortit les écoulements en cas de fortes pluies, et participe à la lutte contre le réchauffement climatique en absorbant du CO2.

L’agriculture urbaine pourrait se traduire par la mise en place de jardins potagers pour alimenter les commerces locaux (comme ce qui vient d’être fait sur la terrasse de l’hôtel Mercure de la ZAC du Point du Jour), ou jardins potagers partagés permettant ainsi de renforcer l’échange entre nos concitoyens, tout en leur procurant quelques denrées alimentaires « bio », et de sensibiliser nos enfants à l’écologie.

Enfin la production d’énergies renouvelables permet de limiter l’usage des énergies fossiles et fissiles, qui sont dommageables pour notre environnement. De plus, dans notre région climatique, il est démontré que la mise en place de capteurs solaires thermiques pour l’eau chaude sanitaire, est économiquement rentable.

Sur ces sujets,  la commune devrait montrer l’exemple sur ses nombreux bâtiments.

Sur le parc communal, pourriez-vous indiquer les objectifs visés à l’échéance de la mandature en 2020 :

  • combien de m2 de toiture seront végétalisés ?
  • combien de m2 de potagers urbains y seront plantés ?
  • et combien de m2 de capteurs solaires thermiques et photovoltaïques y seront installés?

Bien entendu, il faut procéder par étapes en démarrant avec des démonstrateurs. Pensez-vous qu’une partie de la toiture de l’hôtel de Ville pourrait se prêter à l’expérimentation ?

admin

View more posts from this author

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *