Retour sur le Conseil Municipal du 30 juin

I.

La première partie du conseil a été consacrée à l’élection d’électeurs supplémentaires pour le collège électoral des élections sénatoriales qui auront lieu le 24 septembre prochain. La liste déposée par La Ville Citoyenne a pour sa part obtenu 8 délégués supplémentaires ce qui fait qu’il y aura, avec les conseillers municipaux membres de droit, 12 électeurs de la Ville Citoyenne.

II.

Le maire a présenté le rapport d’observation de la chambre régionale des comptes en estimant qu’il était favorable à la gestion de la ville. Pierre Gaborit a indiqué qu’il n’était pas de cet avis.

En effet :

– Le rapport ne contient pas moins de sept rappels à la loi, ce qui est particulièrement inhabituel pour un document de ce genre qui généralement ne contient que des observations qui ne sont pas contraignantes pour la commune concernée ;

– La quasi totalité de ces rappels à la loi concerne des illégalités flagrantes dans la gestion du personnel ;

– Pierre Gaborit a estimé que le maire ne pouvait pas se contenter d’externaliser sa responsabilité en faisant valoir que ces illégalités sont anciennes et remontent pour la plupart à une période ou il n’était pas encore maire de la ville, ce qui n’est que partiellement exact. Élu en 2008, il y a neuf ans, le maire aurait du déceler ces anomalies comme la prime de présentéisme qui pénalise injustement les agents tombés malades en attribuant une prime illégal à ceux qui sont présents ;

– Le Maire va donc devoir prendre en bloc toute une série de mesures désagréables pour le personnel alors qu’il aurait pu les étaler dans le temps ;

– Pierre Gaborit a en outre relevé que le rapport faisait état d’une augmentation de 18,2 % des recettes de la ville ce qui s’explique en grande partie par l’arrivée de nouveau arrivants dans le quartier de la ZAC Seguin Rives de Seine. Il ne s’agit donc que d’une manne temporaire qui est appelée à se tarir dans les années qui viennent, qui seront donc difficiles sur le plan budgétaire. Ce n’est donc pas par vertu que les impôts sont restés stables après avoir été augmentés fortement en 2008 lorsque Pierre-Christophe Baguet a été élu mais c’est l’effet d’une circonstance et de l’urbanisation des terrains libérés par Renaud entamé par les prédécesseurs du maire actuel ;

– Enfin, il a souligné que ni ce rapport ni le rapport précédent ne recommandent la vente du château de Benais et que c’est donc uniquement à la ville qu’il faut attribuer ce choix bien qu’aucun débat ni vote n’ait eu lieu en conseil municipal.

 Judith Shan a renchéri en signalant que selon le rapport du CESEL sur le château de Benais, les estimations du précédent rapport de la chambre régionale des comptes étaient erronées et que la situation financière du château est moins grave qu’il ne l’affirmait. Le coût du séjour à Benais est en réalité trois fois moins élevé que ce que proposent les prestataires sous-traitant extérieurs à la ville. De plus, les pistes alternatives qui étaient formulées dans le rapport, comme le partage du château avec d’autres villes de GPSO, sont restées lettre morte.

II.

S’agissant de la piscine patinoire le maire adjoint au sport Marc Fusina qui avait violemment combattu l’externalisation de la gestion lorsqu’il siégeait sur les bancs de la gauche a présenté une délibération… visant à renouveler la gestion déléguée de cet équipement ! Chloé Jaillard a expliqué que le groupe La Ville Citoyenne n’avait pas de position de principe sur le mode de gestion de certaines activités de service public : dans certains cas la régie directe est le meilleur mode de gestion ; dans d’autres c’est la gestion déléguée qui convient mieux.

Au cas d’espèce, Chloé Jaillard a relevé que le choix du retour à une délégation de service public pour le cas de la piscine patinoire n’est pas étayé par des données chiffrées qui montreraient précisément pourquoi la gestion déléguée serait plus avantageuse pour la ville qu’une gestion en régie. Dans ces conditions le groupe La Ville Citoyenne a décidé de voter contre le renouvellement de la délégation de service de public de la piscine patinoire.

IV.

Pierre Gaborit a interpellé le maire au sujet à sa décision de restreindre l’aide financière accordée à l’ACBB Football. Une ville de l’importance de Boulogne se doit de soutenir convenablement le sport de haut niveau et le choix de la ville n’est pas à la hauteur du potentiel de l’ACBB football . C’est juste au moment où le club accède à une division supérieure que le mairie relâche son soutien alors que c’est précisément à ce moment là qu’une équipe a le plus besoin de financement.

C’est le même scénario qui s’est déroulé il y a une quinzaine avec l’ACBB Handball qui risque de se reproduire : en réduisant drastiquement les crédits de l’ACBB Handball alors que celle-ci avait accédé à la première division nationale, la ville l’a condamné à rétrograder en lui coupant ses crédits. Finalement, comme d’habitude, le maire n’a qu’une vision comptable des dossiers et il casse tout ce qui marche, comme il y a peu le théâtre de l’Ouest Parisien et maintenant le football.

V.

La séance s’est conclue par une question orale de Vincent Guibert reproduite ci-dessous, le maire ayant marqué un intérêt pour les points soulevés.

 

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