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Contre le projet pharaonique du stade de Basket !

Lors du Conseil Municipal du 26 Septembre, la création d’un équipement sportif ZAC Seguin Rives de Seine a été mis au vote. Cette création renvoie au désir du Maire d’ouvrir un Stade de Basket dans le quartier du Trapèze pouvant accueillir 5000 personnes, dont le coût s’estime à 60 millions d’euros hors taxe, comme le relève un article du Parisien. Aucune réponse n’a été apportée, aucun document communiqué, aucune étude attestant du caractère sérieux n’a été remise.

« Monsieur le Maire,

Vous nous demandez d’approuver une convention de maitrise d’ouvrage déléguée pour la réalisation d’un équipement sportif de 5000 places sur l’ilot V Nord situé en pleine ville, pour accueillir entre autres des manifestations de compétition de basket.

Ce projet de convention nous paraît excessivement prématuré, et nous conduit à faire 3 observations :

– sur la localisation,

– sur les couts,

– et sur le planning.

Sur la localisation:

Les éléments fournis au conseil municipal ne permettent pas de confirmer que cet emplacement puisse accueillir un équipement de ce type. L’étude de réceptivité du site  n’est pas jointe au dossier, et on peut raisonnablement se poser la question de savoir si ce terrain triangulaire situé en pleine ville est adéquat.

Pour tenter de répondre à cette question de bon sens,   nous avons repéré sur des images satellite, des équipements réels qui présentent un programme de même nature. Et nous les avons superposés sur le terrain de l’ilot V. Tout cela à la même échelle, évidemment. Voilà pratiquement ce que cela donne :

  • présentation ilot V
  • palais des sports Robert  Charpentier, à Issy,  1700 places
  • stade de Coubertin, salle centrale basket 4000 places
  • le Colisée Chalon sur Saone, stade basket 5000 places

On constate que la configuration est extrêmement serrée et surtout que la forme triangulaire du terrain n’est pas du tout adaptée.

Il faut aussi faire remarquer que pour une capacité aussi significative que 5000 places, il est indispensable d’avoir des abords du stade suffisamment amples et dégagés pour absorber les arrivées et surtout les sorties de milliers de personnes en même temps. Ce qui n’est pas le cas au voisinage de l’ilot V.

Tout ceci nous amène à conclure que les conditions topologiques et physiques ne sont  pas réunies pour accueillir à cet endroit un équipement de ce type.

Autre élément de faisabilité sur lequel nous voudrions vous alerter: il s’agit de la compatibilité du programme proposé avec le PLU applicable à la zone. Le terrain est situé en zone UAa. Les règles d’emprise au sol des bâtiments sont fixées par l’article 9 du règlement. Il précise que pour les équipements, l’emprise au sol des constructions doit être inferieure ou égale à la surface du terrain couverte par la bande E, plus 50% de la surface du terrain non couverte par la bande E.  En bon français, cela  signifie que le PLU demande que soient préservés dans l’ilot des espaces libres non construits, pour les espaces verts et de pleine terre. On se demande comment on peut concevoir un stade en respectant cette règle d’emprise au sol, sauf à modifier localement le PLU.

Sur le coût de l’opération:

Comme ce type d’équipement est spécifique,  il faut à minima une étude préliminaire et connaître l’état des sols (anciennement occupés par l’industriel Renault) pour évaluer les coûts et les risques constructifs. Quelle est la nature du sol ? est-il pollué ? Cela peut conduire à des fondations spéciales et des opérations de dépollution, qui sont très onéreuses. Nous n’avons pas d’éléments d’informations dans le dossier.

Il faudrait aussi préciser une évaluation du coût foncier. Sur un marché immobilier très tendu comme celui de Boulogne, c’est un élément important du coût global de l’opération dont les boulonnais et boulonnaises doivent être informés.

Et puis, quand on se lance dans la réalisation de tels équipements structurants,  il faut dès la phase de programmation  évoquer les couts d’entretien et de renouvellement des matériels. Or aucune information financière sur ces sujets, n’est fournie.

Sur le planning :

Nous émettons les plus grandes réserves sur le planning présenté. Il prévoit une livraison en avril 2023, qui nous paraît  irréaliste. D’ailleurs, on ne voit pas l’intérêt d’un planning objectif aussi serré, sauf à ce que l’équipement soit réalisé pour les JO. Mais à l’évidence, le COJO 2024 ne l’attend pas, puisque les compétitions de basket sont déjà prévues dans l’Arena 1 de Paris.

Pour la phase études, il est prévu une consultation des entreprises en Juillet 2020. Cela nécessiterait qu’à cette date, les études architecturales et techniques soient complètes et que le dossier de consultation des entreprises soit prêt. En 8/9 mois, alors qu’aujourd’hui la faisabilité n’est pas prouvée, et que la phase de concours d’architecture n’a pas démarré, cet objectif est  impossible à atteindre dans le cadre des procédures de consultation des marchés publics.

Pour la phase de réalisation, l’objectif de délai de 24 mois, extrêmement tendu, semble assez théorique. Même en  mettant en œuvre des techniques de réalisation particulières, comme par exemple une  réalisation du chantier en top & down (c’est à dire qu’on construit en même temps l’infra et la superstructure), cela paraît difficile. Et cela a un impact sur le coût.

Il faudrait aussi rajouter une phase de mise en route de l’exploitation.

Par ailleurs, au vu des nuisances et des problèmes de sécurité publique que pourraient créer un tel équipement dans le quartier, il y aurait intérêt à prévoir une marge dans le planning, concernant le  risque de recours des tiers.

Sans compter le délai supplémentaire qui serait du à une éventuelle dépollution du sol. 

Et sans compter une éventuelle modification du PLU.

Mes chers collègues, désolé d’avoir été un peu long, mais il nous paraissait essentiel de vous alerter sur les risques d’un tel projet, structurant pour notre ville.

La ville a t-elle besoin de s’embarquer dans l’aventure d’une équipe professionnelle de basket et se lancer dans la réalisation d’un tel stade ? Notre groupe la Ville Citoyenne a déjà argumenté et répondu non à ces questions.

En tout cas,  l’emplacement de l’ilot V suscite trop de questions sans réponses et trop de risques non maîtrisés. Nous considérons que notre assemblée n’est pas en mesure aujourd’hui de prendre des décisions.

Nous vous suggérons par conséquent, Monsieur le Maire, de reporter cette délibération, dans l’attente d’informations complémentaires. »

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Potagers bios et partagés:
En ville, est-ce possible ?

Café débat  avec Franck-Olivier TORRO

Dans la tradition des jardins ouvriers inventés au 19ème siècle, il s’agit de retrouver un lien avec la nature nourricière et d’inventer une nouvelle convivialité urbaine. Franck-Olivier nous parlera, entre autres, de son expérience réussie des « jardins suspendus » à Vincennes.

  Discutons en ensemble le:

JEUDI 14 Mars 2019

de 18h30 à 20h

À la brasserie Le Palace

156 Boulevard Jean Jaurès

92100 Boulogne-Billancourt

 Entrée libre – inscription préalable souhaitée par mail adressé à asso@lavillecitoyenne.fr

 

Les « rencontres de la Ville Citoyenne » proposent un échange sous forme de café-débats autour  de sujets qui concernent notre quotidien en invitant des personnalités qualifiées.

 

Elles sont organisées à l’initiative de l’association « La Ville Citoyenne » pour favoriser un débat respectueux, positif et convivial. Elles sont ouvertes à toutes celles et ceux qui s’intéressent à la vie de notre Ville de Boulogne-Billancourt.

Le format de ces rencontres s’organise en deux parties :

  • un bref exposé de 20 à 30 minutes fait par une personnalité reconnue pour son expertise concernant la thématique du débat
  • un échange participatif d’environ une heure entre les participants, animé par un représentant de l’association « La Ville Citoyenne ».
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Succès pour le Grand Débat #1

TRANSITION ECOLOGIQUE : quelles propositions pouvons-nous apporter ?

Réunion Locale – 15 Février 2019, à Boulogne-Billancourt,
à l’initiative de l’Association La Ville Citoyenne

Restitution des échanges 

Nombre de participants : 56

Première partie : quels sont les sujets prioritaires pour vous ?

  • Emissions de CO2 importées représentent autant que les locales (ex : chauffage)
  • GPSO
  • Agriculture Urbaine : circuits courts. S’appuyer sur une économie décentralisée.
    • Supprimer les départements
    • Végétalisation du mobilier urbain
      • Murs, …
      • Recyclage des déchet, via compost
  • Déchets
  • Réduire la consommation d’énergie en isolant bien un bâtiment
  • Fiscalité à difficile à faire passer
  • Démantèlement des centrales nucléaires en France, notamment les anciennes
  • Nouveaux usages numériques : on consomme bcp sans en avoir conscience (ex : data centers). Besoin de sensibilisation sur ce sujet.
  • Faire évoluer les comportements
  • Responsabilité, qu’elle devienne positive
  • Quel est le concept de transition énergétique ?
  • Economie de l’usage des biens (ex : louer un véhicule plutôt que vendre donne intérêt à préserver la durée de vie du véhicule)
  • Décroissance
  • Réduction du CO2, via croissance du nucléaire ?
  • Utilité des Éoliennes ?
  • Aménagement du territoire
    • Utilisation de l’espace. Coût des logements dans les grandes villes provoquent des transports longs.
    • Grand Paris jusqu’à la province ?
      • 70% des cadres déclarent vouloir quitter la Région Parisienne, nécessité de créer des emplois

  • Face à l’agriculture industrielle à encourager des modes de production alimentaire respectant l’environnement
  • Relayer les actions locales positives
  • Mobilités douces, alternative à la voiture, en retard à BB (bcp d’embouteillages). Comment aller plus vite ?
  • Usage du papier (journaux municipaux…) à réserver aux informations, et supprimer les publicités (qui seraient réservées au numérique)
  • Supprimer les emballages
  • Emissions effet de serre
    • Direct
    • Indirect : avions (kérosène sans payer de taxes). Taxes aéroports pour dissuader les touristes d’aller à Paris ?
      • Les touristes consomment plus de CO2 que l’aviation
  • Energies renouvelables : considérer le photovoltaïque, plus de potentiel que les éoliennes
  • Chaîne énergétique
    • Chauffage (électrique ou fuel)
    • Voiture (combustion)
  • Les revoir (chauffage thermodynamique, voiture hybride)
  • Indiquer dans les modes d’emploi appareils électroménagers quelle est la consommation en activité et veille
  • Consommation de viande : réduire ?
  • Bcp trop de lumière la nuit. Pollution, notamment visuelle. Notamment salles dans les bureaux. Lumières commerciales la fête de noël pendant 2 mois.
  • Fiscalité devrait être plus contraignante pour les déchets d’entreprise.
  • Mauvaise utilisation des poubelles par les commerçants et entreprises (cartons dans les poubelles brunes au lieu des jaunes).
  • Gaspillage d’eau potable pour la chasse d’eau à réutilisation de l’eau (pluie ? usée ?)

Deuxième partie : 3 échanges de 30 mn autour des 3 thèmes regroupant les sujets proposés.

  1. Actions Locales et comportement
  2. Energie (éolienne, centrales, renouvelable, avions, lumières)
  3. Le reste (circuits de distribution, fiscalité, déchets entreprise…)

1.    Actions Locales

  • Des composteurs dans les copropriétés
    • Exemple : square du Pont de Sèvres, une tonne de bonne terre sortie par année.
    • Être vigilant sur leur bon usage au début (deux premières semaines)
  • Davantage d’espaces verts avec des arbres, qui sont des abris en cas de forte chaleur, dans certaines communes de GPSO (comme Boulogne, Issy et Vanves)
  • Une plateforme collaborative (accessible depuis le site Internet de la maire) locale pour faire connaître relayer les initiatives locales déjà existantes, afin de faire émerger des nouvelles idées
    • Exemple : Colibri (association qui relaie et crée du lien entre les associations et les citoyens, rôle de facilitateur et d’informateur)
    • Autre exemple : Nextdoor (un site solidaire, avec une organisation par quartier, permettant d’émettre des propositions)
  • Une volonté politique pour enfin mettre en place un plan vélo sur Boulogne-Billancourt (par exemple reprise du plan de 1998 qui était très bien mais qui n’a jamais été mis en place), d’autant que la ville est plate. Aucun dialogue aujourd’hui.
    • Prendre exemple sur Paris (autoroutes cyclables, comme la voie Georges Pompidou ou rue de Rivoli), et ainsi prolonger sur les berges de seine la piste cyclable Georges Pompidou jusqu’au bois de Boulogne.
    • Jusqu’à obliger la ville à construire des pistes cyclables sur les voix récentes (loi Laure 1996) ?
  • Répondre au sondage sur le site de la mairie
  • Rétablir la commission extra-municipale du cadre de vie, supprimée par le maire actuel (remplacé par les commissions de quartier mais qui n’ont pas le même lien avec les associations), qui était présidée par un responsable d’association, qui établissait un bilan sur les différents sujets traités par les associations, avec rapport publié sur le Journal Officiel de la ville
  • Densifier certaines villes, y compris Boulogne-Billancourt, pour réduire les temps de transport
  • Un lieu dans la ville de convivialité lié à l’environnement (une maison écocitoyenne pour sensibiliser et informer), et ouvert le week-end, pour toucher un public qui n’a pas le temps et / ou les moyens de chercher sur Internet
    • Exemple : il existe de tels lieux à Paris (par exemple à Denfert Rochereau)
    • Suffirait d’une centaine de mètres carrés, coûte entre 20 000 et 30 000 € / an
    • Projet de ressourcerie à Boulogne, mais besoin d’un espace pas cher
  • Rendre accessible aux personnes à mobilité réduite les stations de métro de Boulogne-Billancourt
  • Introduire l’agriculture urbaine au travers de potagers urbains, agriculture sur les murs…
    • Nécessite une adaptation du bâti, et donc le proposer sur les nouvelles constructions et les bâtiments publics (ex : crèche, écoles…)
  • Télétravail une journée par semaine pour limiter l’usage des transports

2.    Energie

  • Sanctionner le gaspillage de lumière la nuit dans les bureaux (lumière, machines…)
    • ou encourager les sociétés vertueuses
  • Limiter le chauffage à 18 / 19° dans les copropriétés (avait été imposé à une époque)
  • Une file prioritaire pour les voitures fonctionnement en covoiturages (comme aux Etats-Unis)
  • Amortissement par le nucléaire, afin de ne pas réduire drastiquement notre consommation d’énergie
  • Chauffage par pompe à chaleur, ou en relai avec les chaudières, et consommer ainsi beaucoup moins d’électricité
  • Potentiel à Boulogne pour le photovoltaïque (toits terrasses), en particulier pour les bâtiments publics
    • Cas concret : l’association Solaire Citoyen Seine Ouest peut lever de l’argent citoyen pour financer ces installations grâce à la loi Transition Energétique
    • Un premier projet à Sèvres en cours de montage
  • Regarder de près le bilan carbone du photovoltaïque (notamment venant de Chine, et construit à partir de pétrole) et de l’éolien, en particulier pour le renouvellement
    • Développer en Europe le photovoltaïque
  • Développer l’isolation et les véhicules électriques, ainsi que le nucléaire (de 63 à 100 Giga watt) pour réduire le CO2
  • Ne pas développer le nucléaire à cause des déchets (leur traitement n’est pas encore tout à fait au point, et leur durée de vie est importante)
  • Achat massif de véhicules hybrides et électriques pour faire baisser leur prix
  • Connaître le bilan thermique des bâtiments de la ville effectué par la mairie, afin de mettre en place un programme d’isolation efficace priorisant les immeubles « poreux »
  • Réduire la durée de transports logement / bureaux en densifiant certaines zones et en baissant les frais de notaires pour favoriser les déménagements pour se rapprocher de son lieu de travail
  • Rendre davantage onéreux (via une taxe ?) les transports de marchandises (maritime par exemple, ou avion)
  • Taxer le kérozène pour l’avion, notamment pour les transports de marchandises alimentaires, afin de favoriser les circuits courts
  • Est-ce le moment d’envisager de voyager sur la lune ou mars ?
  • Indiquer l’empreinte carbone sur l’étiquetage des aliments (via un label)
  • Faire des économies d’énergie pour le rendre à l’Afrique

3.    Le reste

  • Grandes enseignes de livraison à domicile comme Amazon :
    •  Instaurer un bonus / malus sur les courses
    • Sensibiliser / éduquer les citoyens (en particulier les jeunes) à une consommation responsable
    • Changer les modes de vie (temps passé au travail par exemple) imposant ces modes de consommation
    • Exemple : le maire de Chartres a refusé l’implantation d’Amazon dans sa ville
  • Mobilité pour les gens en province : repenser le territoire en regroupant les activités autour des lignes de chemin de fer pour qu’elles soient rentables
    • En attendant, favoriser des petits véhicules, moins chers
  • Remplacer l’achat de biens par l’usage d’un service (ex : louer un véhicule plutôt que de l’acheter), afin d’inciter à augmenter la durabilité (et ainsi lutter contre l’obsolescence programmée )et le recyclage des produits (car le bien est remis au propriétaire)
  • Aménagement du territoire : créer des pôles d’emplois et de services au-delà de l’Ile-de-France (en particulier dans des villes nouvelles et grandes villes de province (il y a débat entre les deux), répondant à la demande de 70% des cadres de quitter la Région Parisienne)
    • Même problématique dans les métropoles (Lyon, Bordeaux …)
  • Instaurer un haut tribunal international du droit de la nature et des animaux, pouvant être saisi par les citoyens (déjà mis en place par les ONG de manière fictive)
  • Limiter les implantations commerciales à 4000 m² (pour limiter les grands centres commerciaux qui provoquent la désertification des centres-villes des petites villes)
  • Restaurer la qualité des sols, en sortant des pesticides et du mauvais usage des machines, ce qui nécessitera une forme de travail à la main
  • Développer la permaculture
  • Renforcer l’éducation écologique à l’école (compost, lutte contre le gâchis, préservation des sols…)
  • Développer les AMAP
  • Tenter de réparer les appareils avant de les jeter (pour information il en reste plus que deux réparateurs d’appareils électroniques à Boulogne-Billancourt)
  • Les politiques, célébrités et leaders d’opinion doivent montrer l’exemple en matière écologique
  • Organiser à Boulogne-Billancourt des campagnes de nettoyage de la ville et du bord de seine
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